La Filosofía y las Ciencias, deben estar presentes en nuestras vidas, sin perder su rigurosidad…hay que usarlas de modo cotidiano.
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LA LEY DEL MÁS DÉBIL

LA LEY DEL MÁS DÉBIL
Sí, somos felices, tenemos razones de serlo después de tantas guerras, cuando uno ve lo que pasa afuera, seríamos idiotas de no sacar provecho de la vida que tenemos, mientras tenemos la salud, de que se quejan los jóvenes de hoy no tienen que quejarse. Necesitamos tan poco para ser feliz, ¿no es cierto?

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Todas ventanas cerradas, soy feliz. Soy feliz, soy un hombre feliz.

LA LOI DU PLUS FAIBLE
Oui, nous sommes heureux, nous avons des raisons de l’être, après toutes ces guerres, quand on voit ce qui se passe ailleurs, ce serait idiot de ne pas en profiter, tant qu’on a la santé, les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas à se plaindre, etc., etc. Il en faut peu pour être heureux, bien sûr, bien sûr.
Toutes fenêtres fermées, je suis heureux.

Mais puis-je être heureux, en sachant qu’ailleurs, loin, tout près, quelqu’un souffre – un vieillard, un enfant, une jeune fille, une famille – la dignité foulée aux pieds, au mépris des droits élémentaires, au nom d’intérêts obscurs, égoïsmes aveugles, fanatismes cruels, déviations du droit, au nom de la loi du plus fort?

¿Pero acaso puedo ser realmente feliz, sabiendo que en otro lugar, a lo lejos o muy cerca de mí, alguien sufre -algún viejo, algún niño, alguna joven, alguna familia- la dignidad pisoteada, con desprecio de los derechos elementales, en nombre de intereses oscuros, en nombre de egoísmos ciegos, de fanatismos crueles, de desviaciones del derecho, en nombre de la ley del más fuerte?

Il ne s’est trouvé, en France, pendant la guerre, que deux conducteurs de locomotive pour refuser de mener leur train vers l’enfer des camps. Il ne s’en est trouvé que deux parmi des milliers de conducteurs qui ont conduit des dizaines de milliers de trains, des centaines de milliers de personnes vers l’enfer. Il ne s’est trouvé qu’une poignée de Résistants pour arrêter un de ces trains en chemin et libérer les hommes et les femmes entassés à l’intérieur.

Léon, et son mécano Joseph, auraient pu se contenter d’être fiers de leur métier, de leur machine, de leur famille, heureux d’avoir échappé aux bombardements. Ils auraient pu rouler en braillant la chanson de Maurice Chevalier : “Ça sent si bon, la France!” …

https://www.youtube.com/watch?v=WKgJ5bF6EgI

…pour ne pas entendre les plaintes des déportés. Bien sûr. Ils auraient pu, comme beaucoup de leurs collègues, saboter, la nuit, les trains de marchandises destinés à alimenter l’effort de guerre. Bien sûr. Ils auraient pu aussi se laver les mains au savon noir en se disant que tout ça c’était la faute aux autres, qu’ils ne faisaient qu’obéir, qu’il fallait bien vivre, que ça pourrait être pire…
Il leur a suffi du regard d’un enfant, du sourire d’une jeune fille, des larmes d’un vieillard, du geste tendre d’un couple, pour que Léon et Joseph se disent : On ne peut pas. On ne veut pas. On n’accepte pas.
Vaine rébellion, me diras-tu. Les deux conducteurs ont été remplacés. Les trains sont partis jusqu’aux derniers jours de la guerre, avec leur chargement d’innocence.
Beaucoup pensèrent à la Libération que la leçon avait été suffisante. Jamais plus, on n’accepterait de participer à de telles destructions. Désormais, sans cesser d’avancer vers plus de progrès et de bonheur, on se retournerait sur ce passé atroce, on regarderait d’où on venait, à quoi on avait survécu.

Sólo se encontraron, en Francia, durante la guerra, dos conductores de locomotora para negarse a llevar su tren hacia el infierno de los campos. Sólo dos entre millares de conductores que condujeron decenas de millares de trenes, centenas de millares de personas hacia el infierno. Se encontró sólo un puñado de Resistentes para tratar de detener uno de esos trenes en la vía y liberar a los hombres y las mujeres amontonados en el interior, judíos, homosexuales, comunistas, anarquistas, ciganos, demócratas… León y su mecánico José, habrían podido contentarse con ser orgullosos de su oficio, de su máquina, de su familia, feliz de haber escapado a los bombardeos. Habrían podido seguir rodando, berreando la canción de Maurice Chevalier: “¡Pucha, Francia huele tan bien!”…

https://www.youtube.com/watch?v=WKgJ5bF6EgI

… Para no oír los gemidos y llantos de los deportados. Por supuesto que podían, como tantos de sus colegas.
Por supuesto, también habrían podido, como tantos de sus colegas, sabotear, durante la noche, los trenes de mercancías destinados a alimentar el esfuerzo de guerra nazi. Por supuesto. También habrían podido lavarse las manos con jabón de Marsella echando la culpa a otros, sólo obedecían, que tenían que sobrevivir, que mañana podría ser peor…
Les bastó la mirada de un niño, la sonrisa de una chica, las lágrimas de un viejo, un gesto tierno de una pareja, para que León y José se digan: No podemos. No queremos. No aceptamos. NO.

En guise de rétroviseurs, les artistes créèrent des milliers d’histoires fortes, de beaux films, d’images émouvantes, de musées, de commémorations pour ne pas courir le risque de l’amnésie. Pour conjurer le mal absolu, on employa les mots “nazis”, “fascistes”, “totalitaires”, “génocides”, à tout bout de champ et souvent hors de propos. Point Godwin. On embarqua dans le même rejet du mal tous les idéalismes qui, voulant faire du passé table rase, produisaient davantage de mal que les maux qu’ils étaient censés combattre.
Le siècle s’acheva, un nouveau commença. La fête fut magnifique.

A falta de retrovisores, los artistas crearon millares de historias fuertes, bellas películas, imágenes emocionantes, museos de conmemoraciones para no correr el riesgo de la amnesia. Para conjurar el mal absoluto, empleamos las palabras “nazis”, “fascistas”, “totalitarios”, “genocidas”, a cada momento y a menudo fuera de razón. Punto Godwin. Se embarcan en el mismo rechazo del mal todos los idealismos que, queriendo hacer del pasado tabla rasa, producían más males que los males que querían combatir.
El siglo se terminó, uno nuevo comenzó. La fiesta fue magnífica.

Mais, au lendemain de la fête, de très vieux résistants signèrent un étonnant appel. “Nous, vétérans des mouvements de Résistance appelons les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau “Programme de Résistance ” pour notre siècle.

Pero, al día siguiente, antiguos compañeros de la Resistencia, muy viejos, firmaron una llamada asombrosa:
“Nosotros, veteranos de los movimientos de Resistencia, llamamos a los movimientos, los partidos, las asociaciones, las instituciones y los sindicatos herederos de la Resistencia a sobrepasar los corporativismos, y a dedicarse con prioridad a las causas políticas, de las injusticias y de los conflictos sociales, y no sólo a sus consecuencias, a definir juntos un nuevo “Programa de Resistencia”, para nuestro siglo.

“Sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes, se nourrissent des injustices sociales. Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : ” Créer, c’est résister. Résister, c’est créer “.

“Sabiendo que el fascismo se alimenta siempre del racismo, de la intolerancia y de la guerra, que se alimentan de las injusticias sociales. Más que nunca, a los y a las que harán el siglo que comienza, nosotros les queremos decir con mucha ternura: “¡Crear es resistir. Resistir es crear!”

Car, jamais au nom du passé, alors que l’information circule aussi vite que la lumière, on n’a autant massacré dans l’indifférence générale. Jamais, au nom de l’indépendance, on ne s’est autant autorisés à occuper pour soi le plus d’espace
et de richesses disponibles. Jamais, au nom de Dieu, d’Allah, de Jésus, on n’a autant violé les Droits de l’Homme, et davantage encore, ceux de la Femme, et pire encore ceux de l’Enfant. Jamais, il n’y a eu autant d’aberrations de l’intelligence, puisque d’Afrique en Asie, d’Amérique au Moyen-Orient, ce sont des hommes de grande culture qui ordonnent la barbarie. Jamais, l’homme puissant ne s’est cru aussi libre de disposer du corps et de la vie du plus faible, de sa terre, de son air, de son eau.

Porque, jamás en nombre del pasado, cuando la información circule más rápidamente que la luz, se masacró tanto en la indiferencia general. Jamás, en nombre de la independencia, no se ha autorizado ocupar para sí más espacio disponible. Jamás, en nombre de Dios, en nombre de Alá, en nombre de Jesús, se han violado tanto los Derechos Humanos, y más todavía, los de la Mujer, y peor todavía los del Niño. Jamás, hubo tantas aberraciones de la inteligencia, ya que de África a Asia, de América a Medio Oriente, son hombres de gran cultura quienes ordenan la barbarie. El hombre poderoso jamás se consideró tan libre de disponer del cuerpo y de la vida del más frágil, de su tierra, de su aire, de su agua.

Ce que tu fais au plus petit des miens:
Transformer son corps en marchandise,
Le droguer.
Le fanatiser.
En faire une bombe vivante.
Lui mettre une mitraillette entre les mains et en faire un soldat.
En faire un esclave, fabriquant à longueur d’enfance des chaussures, des chemises, des gadgets… de marque.
Le déguiser en petit adulte, acheteur et consommateur de chaussures, de chemises, de gadgets… de marque.
Le bourrer de sucreries, de graisses, de liquides, jusqu’à ce qu’il devienne obèse.
En faire un mendiant, un voleur, un tricheur.
Lui faire croire que la publicité dit la vérité.
Lui faire croire que le monde est plus beau au Nord.
L’obliger à mourir de faim dans un pays dont on a pillé les richesses.
Lui imposer un leader extrémiste pour le conduire, après avoir éliminé les élites modérées.
Heureusement…
Tels Léon, son copain Joseph et les cheminots de 43, demain, quand ils te demanderont, quand ils t’exigeront, quand ils t’obligeront, tu leur diras : NON. Tu refuseras. Après avoir surpris le regard d’un enfant, le sourire d’une jeune fille, les larmes d’un vieillard, le geste tendre d’un couple. Tant pis pour le boulot, la machine splendide, la vitesse, l’argent, l’apparence… Non content d’avoir dit non, tu proposeras. Tu feras. Tu rêveras. Et nous serons avec toi. Elle sentira bon, la France! Elle ne sentira plus la Sous-France.

Lo que haces al más pequeño de los míos:
Hacer de su cuerpo mercancía,
Drogarlo.
Fanatizarlo.
Hacer de su cuerpo una bomba.
Ponerle una pistola ametralladora entre las manos.
Hacerlo esclavo, fabricando a lo largo de su infancia zapatos, camisas, gadgets de marca.
Disfrazarlo de pequeño adulto, comprador y consumidor de zapatos, camisas, gadgets de marca.
Llenarlo de dulces, de grasas, de líquidos, hasta que se vuelva obeso.
Hacerlo mendigo, ladrón, tramposo, cobarde.
Hacerle creer que la publicidad dice la verdad.
Hacerle creer que el mundo es más bello en el Norte.
Obligarlo a morir de hambre en un país cuyas riquezas atraparon los ricos.
Imponerle de votar por un líder extremista y corrupto, para conducir su país, después de que hayan eliminado, encarcelado, asfixiado o exilado a los mejores, los puros, los idealistas.

Afortunadamente…
Personas como León, su amigo José y los ferroviarios del 43, mañana, cuando te pedirán, cuando te exigirán, cuando te obligarán, tú les dirás: NO, después de haberte maravillado con la mirada de un niño, la sonrisa de una joven, las lágrimas de un viejo, el gesto tierno de una pareja. Mala pata lo que pasará con el trabajo, la máquina espléndida, la velocidad, el dinero, la apariencia… No contento de haber dicho NO, propondrás. Harás. Soñarás. Y estaremos todos contigo. ¡Qué bien olerá Francia y el universo! No será más SOUS-FRANCE (souffrance, sufrimiento) Sub-Francia, Sous-Monde immonde, Sub-mundo inmundo.

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4 Comentarios en LA LEY DEL MÁS DÉBIL

  1. Ricardo Montserrat escribe con mucho sentimiento, desde el alma, sobre la alegria y el dolor. ¿Qué pasa en el mundo?, pregunta Aurora; interpretando el sentido, creo qué hay demasiado egoísmo e individualismo. Debemos preocuparnos realmente por el cambio climático y nuestro modo de pensar en el futuro.

  2. Otra vez el Francesito, (pongan una foto)
    No importa como sea pero que escribe bien, ESCRIBE BIEN!!!
    Bravo.

    • Gracias, Maite. Si vas en mi Facebook, Ricardo Montserrat Galindo, tendras todas las fotos. Yo propongo que la Ventana invita antes de Navidad todos sus lectores y lectoras aqui o alla, para festejar el mundo que viene, y llorar el mundo que se fue.

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